Typosquatting : Le cas avocatline.fr, la messagerie des professions juridiques
Jeudi 28 Juin 2018

Typosquatting : Le cas avocatline.fr, la messagerie des professions juridiques

Si vous avez reçu une notification émanant d'avocatslime.fr, un conseil, ne l'ouvrez pas ! 
 

Adwin, Une pme française utilisant le nom de domaine avocatline.fr pour l'un de ses services a récemment fait (indirectement) les frais du typosquatting; pratique frauduleuse consistant à enregistrer un nom de domaine quasi identique à celui de son site cible (par exemple en inversant 2 lettres, ou en changeant une lettre) afin d’induire les internautes en erreur et exploiter et exploiter la notoriété du site. 
 

Dans le cas actuel, des fraudeurs ont enregistré le site avocatslime.fr, (celui de l'entreprise étant avocatline.fr) utilisé pour mener une opération massive de piratage de données auprès des tribunaux français. En effet, Adwin propose la plus importante messagerie française à destination des professions juridiques, disponible depuis son site avocatline.fr. Les cybercriminels ont procédé à un envoie massif d'emails provenant d'expéditeurs fictifs déguisés en "avocats ou universitaires" à plusieurs milliers d'utilisateurs comme le rapporte l'article de Lemonde.fr, induisant ainsi bon nombre de personne en erreur, pensant avoir à faire à un véritable utilisateur. 

Difficile de blâmer l'entreprise, puisque la responsabilité revient également aux utilisateurs, qui n’ont pas (assez) vérifier la source des emails reçus. Toutefois,  pour un service en ligne de ce type assurant la confidentialité des messages, il est indispensable de prendre des précautions quant à sa stratégie de nommage afin de prémunir ses utilisateurs contre ce type de fraude. 


Et les sanctions ? 
 

Avec toutes ces histoires de cybersquatting / typosquatting et la récurrence des ces pratiques, on peut se questionner sur l'effet dissuasif des sanctions encourues. D'après le site actualitédudroit.fr, il semblerait qu'il n'y ait aucune véritable répression clairement établie : "Il n’existe aujourd’hui pas de cadre légal spécifique relatif aux actes de typosquatting. En 2007, plusieurs députés avaient pourtant élaboré un texte prévoyant pour sanction, une amende de 45 000 € ainsi que deux ans d’emprisonnement. Une tentative restée pour l’heure sans succès.". 

 


 


Retour à la liste des articles
Contactez-nous
X
Une question ? Besoin d'informations complémentaires?
Utilisez le formulaire ci-dessous pour nous contacter




Votre adresse mail :
 
Sujet :
 
Message :
 
 
Envoyer